Du néolithique à la période gallo romaine,

De nombreux monuments mégalithiques témoignent d’une occupation très ancienne de Plouharnel (- 4500 ans avant J.C). Une douzaine de dolmens ancrés dans les bons sols de la commune attestent la présence d’une société locale qui sait fabriquer des outils, élever du bétail et construire des navires. Le territoire de la commune est parsemé de dolmens brisés et de menhirs debout ou renversés. L’arrivée des celtes qui s’infiltrent dès – 600 en Bretagne par la vallée de la Loire va accélérer les processus d’organisation sociale. Vers – 350, les tribus celtiques sont fixées et Plouharnel appartient à celle des Vénètes. Une stèle (ou lech) accolée à l’église paroissiale évoque cette époque.
En – 56, Jules César bat la flotte des 220 bateaux vénètes à l’entrée du golfe du Morbihan et cette date, sans changer profondément les structures sociales va ouvrir quatre siècles de paix et de prospérité. Plouharnel ne conserve pas de monuments retraçant cette période.

Des bretons aux vikings,

Les IVème, Vème et VIème siècles seront marqués par l’émigration des bretons insulaires. En 578, la Bretagne est divisée en trois royaumes. Plouharnel rattachée au pays de Vannes est une très ancienne paroisse comme l’indique le toponyme " plou " dérivé du " plebs " latin.
La première communauté chrétienne aurait été fondée par un moine venu d’Outre Manche nommé Arthnael ou Hoarn Hael et la paroisse prit naturellement le nom de Plou-Harn-Hael devenu au fil des ans Plouharnel. Saint Armel, patron de l’église paroissiale serait le nom latinisé du moine fondateur. Après la création historique du royaume de Bretagne et les invasions vikings qui en 929/930 seront maîtres de toute la région, le XIIème siècle marque une stabilisation des flux migratoires sur la Bretagne et les populations fixées localement dès cette époque constituent l’ossature des populations actuelles.

De la Révolution française à nos jours,

La fin du XVIIIème sera marqué par le débarquement à Carnac des émigrés de retour d’Angleterre en juin 1775 qui font leur jonction avec les 5000 chouans de Georges Cadoudal. Le Général Hoche installe son camp au village de Sainte Barbe et met en place un dispositif de défense particulièrement important enfermant les émigrés dans la presqu’île, 748 hommes y perdront la vie. Le talus de défense élevé à cette occasion à la base du tombolo est encore visible. Un personnage local va s’illustrer et jouer un rôle de tout premier ordre aux côtés de George Cadoudal, il s’agit de Jean Rohu. Né en 1771 au village de Pont-Neuf à Plouharnel, il appartient à une famille plutôt aisée : son père est syndic des gens de mer. Le 2 février 1795, il décide de rejoindre les chouans. Fidèle lieutenant de Cadoudal, il va épouser avec ferveur sa cause. Il le remplacera souvent à la tête de la division et aura maintes occasions de montrer sa bravoure. Il deviendra Colonel-commandant de la région d’Auray-Hennebont. En 1814, il sera nommé Maire de la commune et assumera cette fonction jusqu’en 1826. Il sera élevé au titre de Chevalier de l’ordre royal et militaire de St Louis et Chevalier de l’ordre royal de la légion d’honneur sous la restauration.










Très exactement 150 ans plus tard, la chapelle et le village de Sainte Barbe se trouvèrent de nouveau en première ligne lorsque les allemands encerclés par les troupes alliées se retirèrent bien à l’abri dans les quelques 200 ouvrages bétonnés construits entre 1941 et 1944 dans les dunes.

Le point d’appui de Plouharnel était un élément important du " Mur de l’Atlantique ". Constitué autour de trois grosses pièces encuvées de 340 mm de type marine, leur portée permettait de couvrir la baie de Quiberon jusqu’à l’entrée de la Vilaine ainsi que les atterrages de la rade de Lorient avec sa base de sous-marins. Les allemands s’y sont maintenus jusqu’à l’armistice.

L’arrivée du chemin de fer à la fin du XIXème siècle et la construction de la gare en 1882 est un événement d’importance car il va ouvrir peu à peu la commune à des horizons nouveaux.
Le tourisme fera son apparition, timidement d’abord pour s’affirmer progressivement comme moteur de l’économie locale.



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